Affichage des articles dont le libellé est agilité. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est agilité. Afficher tous les articles

le management agile: une solution

L'agilité, c'est la capacité à maintenir la compétitivité des entreprises alors que la turbulence de leur environnement dépasse leur vitesse d'adaptation. Pourquoi l'agilité ? Qu’est ce qu’une entreprise agile ? Comment faire un diagnostic d’agilité ? Ce sont les questions que nous traiterons dans ces articles.

Les entreprises sont sous une contrainte économique forte et durable du fait de plusieurs obstacles à dépasser :
-        Un développement économique et social afin de retrouver l’équilibre Nord-Sud.
-       Retrouver une compétitivité afin de s’adopter au pouvoir d’achat. En effet, on a observé le passage d’une période où les prix s’ajustent à la demande à une période où le prix  ne peut qu’évoluer vers la baisse quelque soit le niveau de la demande.
-      Dépasser les limites que les entreprises rencontrent aujourd’hui.

L’émergence de l’agilité dans les entreprises

l'Agilité
L’Agilité correspond à l’organisation qui permet d’accélérer le temps de réaction c’est-à-dire le temps de l’observation et de décision, la flexibilité, l’anticipation, l’incitation à l’innovation et la collaboration. Ce dernier peut être considérer comme un FCS.

L’émergence de l’agilité dans les entreprises : le concept d’agilité est né aux USA dans les années 1990. A cette époque, on observe que l’Etat américain a investi 8 millions de dollars dans la recherche.

On observe dans notre société globalement quatre ruptures majeures :
-          La montée de la complexité
-          La montée de l’individualité
-          La montée de l’incertitude
-          La montée de l’interdépendance


La montée de la complexité

L’entreprise est un système complexe et que cette complexité ne cesse de croitre du fait de la spécialisation et de la mondialisation, les évolutions et mutations voire les ruptures qui touchent ces acteurs.

Deux solutions existent face à la complexité :
-          Chercher à développer des outils d’appréhension de la complexité, par exemple les outils d’analyse de système comme l’analyse structurelle ou la dynamique du système.
-          Chercher à placer chaque décideur face à une complexité « raisonnable ».


La montée de l’individualité stimule le besoin d’autonomie

Les générations précédentes étaient marquées par la présence de grands leaders qui influençaient la société au niveau économique, religieuse, etc. Ces leaders avaient une vision de ce que la société devrait être et soutenaient des idées fortes. C’était une société hiérarchisé, tout était  dans la règle. Cependant, face aux turbulences de notre société, nous ne trouvons plus de grands penseurs dominants et visionnaires. C’est pourquoi, pas à pas, nous sommes tous devenus des producteurs de pensées et d’action.

Dans les entreprises, cela va se traduire par de nouvelles organisations avec moins d’hiérarchie afin de permettre la créativité et plus de liberté d’agir. Ainsi, on est passé d’un monde de règles à un monde de conventions (c’est-à-dire des règles qui changent constamment).
L’agilité se traduit les opinions et actions de tous les acteurs. Dans certains cas, même le consommateur peut-être coproducteur mais aussi coconcepteur. Dans ce cas, l’agilité s’intègre par l’élargissement de son offre produit-objet-prestation. Ainsi, l’agilité est centrée sur le client.


L’incertitude développe l’impératif d’anticipation.

Hier, le cycle de vie se suivait avec toutes les étapes : naissance, croissance, maturité et déclin. C’était un système basé sur la stabilité. Aujourd’hui, on ne peut plus compter sur l’exécution des cycles de vie, car il se peut qu’il y a  une rupture technologique, économique, etc. qui peut briser à tout moment cette stabilité.

Le raisonnement ne se fait plus sur la logique d’accumulation mais sur une logique financière avec la notion de retour sur investissement. Il faut savoir que toute stratégie est basée sur la vitesse de retour sur investissement.

Depuis les années 1980, trois principales solutions sont apparues face à l’incertitude :
-          Le développement de synergies entre produits pour le recentrage sur le métier de base. Sur chaque marché, l’entreprise est en concurrence avec d’autres acteurs. Afin d’être performant, il faut effectuer les même investissements.
-          Le management de projet  avec des membres expérimentés de chaque service qui permet d’être efficace et d’utiliser toute les ressources de l’Enterprise.
-          Les alliances avec d’autres entreprises pour un même marché.


L’entreprise agile est prête à d’adapter en permanence en fonction des opportunités et menaces et elle développe aussi une capacité d’anticipation tant au niveau stratégique qu’opérationnel.

L’interdépendance pousse au partage du pouvoir.

L’interdépendance de la société s’est accrue avec la mondialisation et la révolution informationnelle.  L’entreprise communique avec des acteurs dans le monde entier, tous ont une importance. Le management aujourd’hui ne s’appuie plus sur l’accumulation de l’information mais sur le partage de l’information afin que chacun puisse agir rapidement et efficacement.


Les sept principes fondateurs de l’agilité


1.    Anticipation pour réduire l’incertitude 

L’environnement de l’entreprise est caractérisé par une accentuation des turbulences et des discontinuités (entrée sur les marchés de nouveaux concurrents, appariation de nouvelles technologies, nouvelles méthodes de conception et de fabrication, contraintes législatives, etc.). L’entreprise et son environnement évolue rapidement du fait de l’émergence de la société d’information.  L’entreprise subit de nombreuses influences, tant des fournisseurs et des clients que tous les acteurs de son environnement : Etat, technologie, norme, etc. Par exemple, un changement technologique a un impacte sur la durée de vie ainsi que la performance de produit, l’incertitude économique se traduit par une croissance incertaine, des risques d’inflation, etc.

Face à ces turbulences, la planification des entreprises change. En effet, durant les Trente Glorieuses, il était toujours possible de raisonner en Business Plan réaliste qui se réalisera sans rencontrer de grandes ruptures. Aujourd’hui, les entreprises doivent prendre des décisions plus rapidement et doivent réduire le temps de retour sur investissement.  Cela peut se faire par l’apparition de stratégie d’alliance, de développement de synergies entre  les activités récentes autour de compétences clés par exemple. Ainsi, l’anticipation correspond à un besoin de flexibilité d’adaptabilité et de rapidité de réflexion.

Nous constatons que les niveaux hiérarchiques ont diminué et donc cela donne plus d’autonomie à ses acteurs internes. Ainsi, ce n’est pas le chef qui est seul responsable de la capacité d’anticiper mais toute l’équipe.

L’agilité se traduit dans l’entreprise :
-       Au niveau stratégique par la mise en place d’un système de veille orientée sur les ruptures les plus probables repérées grâce à des études prospectives régulières. La fréquence d’études prospectives dépend de la durée du cycle de vie des produits. Plus le cycle est log, plus la prospective est rare.
-       Au niveau opérationnel par l’adoption d’une attitude en connaissance des causes , mais surtout en connaissance des conséquences

2.    Coopération pour vivre en réseau

On constate la recentralisation sur le cœur du métier, c’est-à-dire une spécialisation d’une part et l’externalisation d’autre part.  il en découle plusieurs conséquences positive de ce recentrage tel que la réduction du risque systémique, car il y a un secteur en moins à surveiller, l’augmentation de l’expertise et développement d’une image de compétence. Cependant, cela pousse à l’externalisation probable dans des pays à bas couts.

Cependant, il est nécessaire de créer un cadre de confiance dans la mesure où nul ne maitrise son produit dans sa totalité. Ainsi, il est nécessaire de développer des relations partenariales. L’utilisation des NTIC développe le fonctionnement collaboratif  entre acteurs économiques comme à l’intérieur des organisations. L’émergence de la société d’information ainsi que la complexité croissante des systèmes humains, chacun peut influencer le système tout en étant conscient que les individus maitrisent qu’une partie.

3.    Innovation

La montée de l’individualité dans notre société bouleverse notre manière de produire et de consommer, même en marketing où on passe d’une logique de « one to many » à une logique de « one to one ». Ainsi, il est nécessaire d’innover afin de se démarquer des autres concurrents, et de séduire des clients plus exigeants. Cela provoque la mise en place d’une société de la nouveauté au lieu de la société de consommation.  La plupart des produits ou services que nous consommons sont complexes puisqu’ils font appels à différents matériaux et technologies.  Face à cette croissance de la complexité et la volonté de spécialiser davantage, l’entreprise ne peut plus être multi-compétente.  Il faut ainsi anticiper les évolutions techniques, coopérer avec des spécialistes, développer une culture client forte.

4.    Distancer les concurrents

Les entreprises doivent jouer sur la valeur comme sur les coûts.  Il faut davantage coopérer avec les clients. En effet, les clients sont passés d’une logique de masse consommant de manière unique à une logique de différenciation consommant de manière différenciée. L’innovation est donc nécessaire. Le but est de satisfaire le mieux possible les clients.

5.    Concevoir une offre globale

Pour concevoir une offre globale, il faut rester en contact de son marché afin de développer des solutions. Pour cela, il faut améliorer les moyens de communications et l’évolution de l’offre. Au niveau des moyens, ce sont les NTIC. Par rapport l’offre, le client passe d’une position de dépendance à une position de domination de l’offre. Dans ce cas, le levier principal est de travailler tous les services autour d’un produit, sur l’image et sur la relation entre le client et l’entreprise.

6.    Réduction de la complexité : s’organiser par pôle à l’échelle humaine

Nous avons déjà insisté sur la complexité du système. Mais, nous observons que la complexité que nous observer n’est qu’un partie de la réelle complexité. Une des solutions proposées est de rassembler toutes les compétences imaginatives et évolutives partageant un même but. L’entreprise s’exprime comme un ensemble multiple d’entités à échelle humaine.

7.    Culture du changement

Il faut intégrer une culture de changement dans notre organisation. Cependant, il est difficile de gérer le changement car il cela évolue tout le temps. On ne peut pas arrêter le monde pour prendre un recul, il faut suivre en même temps. La culture du changement doit remplacer le management du changement car nous n’avons plus le temps. Il faut donc changer le management plutôt que manager le changement!!!